|
Ils sont en effet inscrits dans nos territoires, dans la matérialité des réseaux d’infrastructures, des dynamiques d’urbanisation et… fortement consommateurs de crédits budgétaires. À la veille des élections municipales et intercommunales des 15 et 22 mars, et alors que les acteurs économiques tentent de faire connaitre leurs préoccupations, leurs alertes, parfois leurs attentes à l’attention des futurs décideurs publics, comment les futures politiques locales des transports trouvent-elles place dans les propositions des candidats ? Cette question n’est pas que de forme. Il s’agit en effet
d’une part d’identifier les signaux qui annoncent les priorités et les
préoccupations des décideurs publics pour les prochaines années, qui pourraient
donc très probablement être transcrites dans les politiques publiques. Il
s’agit d’autre part de constater avec lucidité la complexité de l’articulation
d’un ensemble de choix et de leviers d’action qui doivent concourir à la mise
en œuvre des politiques de transport en cohérence avec les autres politiques
sectorielles (logement, urbanisme, emploi, etc.). La question est peut-être plus précisément de savoir quelles
sont les questions de transport qui nécessitent un débat d’orientation, et
lesquelles trouvent un rôle particulier dans les stratégies électorales des
différents candidats ? Dans la France des 35 000 communes et des 1200
intercommunalités, est-il possible de tenter de répondre à ces deux questions
de manière méthodique ? C’est le pari que le Conseil scientifique de TDIE
a décidé de relever pour la deuxième fois. Nous avons l’honneur de vous inviter
à prendre connaissance de la première pierre méthodologique de l’étude qui sera
publiée en juin. A travers ce document didactique, vous pourrez faire le
point sur la répartition des compétences transport, mobilité et logistique du
bloc communal, leurs articulations avec les compétences régionales. Vous
pourrez constater la très forte prégnance des compétences voirie du bloc
communal dans les politiques de transport. Enfin, ce document propose de
simplifier l’approche de la diversité territoriale à travers trois catégories
de communes-intercommunalités (hors Ile-de France : les intercommunalités
autorité organisatrice des transports (AOM) et les intercommunalités non
AOM ; les communes et intercommunalités d’Ile-de-France où la compétence
AOM est exercée par Ile-de-France Mobilités). TDIE, que nous avons l’honneur de coprésider depuis le 1er
janvier 2026 à la suite de Philippe Duron et Louis Nègre, poursuit ainsi son
travail d’observation et d’analyse de la manière avec laquelle les questions,
enjeux, objectifs des politiques de transport, sont portés dans le débat
public, évalués, actualisés, infléchis à l’occasion des renouvellements
démocratiques des exécutifs territoriaux. Nous remercions l’équipe de l’Idrrim de s’être associée à ce
travail, comme ce fut déjà le cas en 2020.
Nous espérons que ce travail vous intéressera.
Rendez-vous avant l’été pour partager les résultats de cette observation ! Sylvain Laval et Jean-Pierre Serrus Coprésidents de TDIE
|