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L'Édito
Mars 2026 – La France à l’honneur Comme beaucoup d’entre nous, je reviens tout juste du
magnifique 17° Congrès mondial de la viabilité hivernale, de la résilience et
de la décarbonation des routes co-organisé par PIARC et les autorités locales à
Chambéry, en Savoie. Je remercie du fond du cœur l’ensemble des organisateurs,
et je souhaite rendre ici un hommage particulier à Patrick Malléjacq et à Robin
Sébille, dont c’était le dernier événement respectivement comme Secrétaire
général et Secrétaire général adjoint de PIARC. Avec leurs collaborateurs du Secrétariat
général, ils peuvent quitter l’association avec la satisfaction du devoir
accompli et d’un congrès en forme d’apothéose.
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Je souhaite saluer également les équipes du comité
d’organisation de Chambéry et de MCI pour la qualité du travail accompli, et
particulièrement Jacques Burdin, à l’origine de ce congrès avec Claude Van
Rooten (Belgique), ancien président de PIARC. Dans des conditions souvent
difficiles, avec un risque financier important, tous ont géré au mieux la
préparation, et le résultat fut à la hauteur des espérances : plus de 2000
personnes inscrites au congrès, soit l’effectif le plus élevé jamais recensé pour
un congrès de la viabilité hivernale, 100 séances techniques, 300 posters, 69
pays représentés – là aussi, un record – et une compétition serrée entre 12
pays pour le désormais traditionnel concours de chasse-neige. Il est trop tôt pour tirer un bilan technique de ce congrès
– ce sera le travail de PIARC pour les prochaines semaines, par la rédaction de
son rapport général, mais il est certain que l’étendue des thèmes et les
nouveaux sujets apparus nourriront le prochain Congrès Mondial de la Route à
Vancouver (Canada) en octobre 2027, ainsi que le prochain Plan stratégique de
l’Association, sur lequel PIARC va très prochainement commencer à se pencher. Ce congrès fut également marqué par l’esprit de communauté
et d’appartenance qui est la caractéristique principale de notre Association,
ainsi que par un sujet qui m’est cher, à savoir la place des femmes dans le
monde de la route. Mon objectif, comme celui de PIARC, n’est évidemment pas de
pousser à une égalité numérique forcée entre hommes et femmes. Il s’agit
surtout de permettre à chacun et chacune de trouver sa place dans
l’environnement professionnel qu’il ou elle a choisi et d’y déployer ses
talents au mieux. C’est ainsi que j’ai vu avec plaisir des jeunes femmes
conduire des engins de déneigement, et avec talent ; les nouveaux métiers
de la route, liés à l’environnement, à l’intelligence artificielle, et à bien
d’autres sujets sont autant de lieux pour que tous trouvent un plein
épanouissement, et c’est ce que nous avons voulu célébrer, avec le soutien du
Royaume-Uni, sur notre pavillon. Ce congrès, basé en France, fut aussi l’occasion de marquer
solennellement la naissance d’IDRRIM Piarc-France, avec qui j’ai eu la joie de
signer un protocole d’accord marquant le début d’une ère nouvelle. Le comité
français de PIARC est l’un des plus anciens et des plus actifs de notre
association ; à l’heure où nous voulons redynamiser le réseau de ces
comités, ce nouveau départ, sur une base élargie, est d’heureux augure. Je
souhaite donc plein succès à cette nouvelle structure. Un écrivain italien, Giuseppe
Tomasi di Lampedusa, disait, dans un raccourci saisissant de son fameux roman
« Le Guépard » qui a fait depuis le tour du monde : « Il
faut que tout change pour que rien ne change ». Dans un monde où tout
change, je souhaite qu’IDRRIM PIARC-France sache au contraire s’adapter sans
cesse pour conserver l’essence de sa mission, qui est d’ouvrir mutuellement la
communauté routière française et PIARC l’un à l’autre. Emanuela Stocchi, Présidente de PIARC
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